PicTuesday : Kea

2 février 2010 | 1 Commentaire

Je n’ai pas hésité une seconde sur le photographe à vous présenter aujourd’hui dans mon PicTuesday. Suite à des retrouvailles (via Facebook, bien sûr… :-)), j’étais même surexcitée à l’idée de me replonger dans les 10 ans d’archives photographiques que ce mystérieux père de trois enfants nous livre sur son blog. Et non, je ne me suis pas limitée dans la sélection. Certains diront qu’il y en a trop, mais quand il s’agit des photos de Kea, pour moi, il n’y en a jamais assez !

« Comment tu vas depuis 2005 ? » 2005 ? Déjà ? En même temps, quand je vois les bouilles de Gabriel, Clara et Camille (ses trois bouts d’chou), je me souviens de la fascination que j’avais déjà à l’époque et de l’émotion que me transmettaient les photos de Kea. Pour ceux qui traînent sur la toile depuis quelques années, son nom ne vous est pas inconnu et vous avez déjà, forcément, vu ces photos de Gabriel qui vient de perdre sa première dent ou de Clara qui se hisse sur la pointe des pieds pour la première fois.

Kea n’est pas très bavard sur son blog, mais il y a ce petit texte, dans la rubrique « infos », qui donne tout son sens à son travail photographique :

Je suis amnésique de n’avoir pas eu de photo d’enfance, ou si peu.

Photographier des instants et des émotions, les épingler dans un album comme les fleurs séchées d’un herbier ou comme des insectes sous une vitrine.

Les figer pour pouvoir plus tard les décortiquer des yeux, s’en servir comme prothèse sensorielle, interroger sa mémoire défaillante, et tenter de retrouver la saveur des madeleines. Voilà mon obsession.

Alors Kea photographie, tout, sans cesse. A tel point qu’il se pose parfois la question de savoir s’il ne devrait pas poser l’appareil pour aider Clara qui se retrouve coincée dans son t-shirt. Mais comme il le dit si bien, son réflexe à lui s’appelle Nikon.

Les photographies d’enfants et de famille que prend Kea sont loin de toutes ces images lisses, classiques (voire fades…) que nous proposent tant de photographes. Kea créé une véritable atmosphère, avec ses cadrages serrés et ses traitements sombres et saturés, il nous fait entrer dans la chaleur humaine de son entourage et nous offre la douceur d’un câlin ou d’une sieste collé à un doudou nommé Rhino. On ne se sent jamais voyeur tant la pudeur de Kea nous offre ces photographies avec délicatesse.

Loin d’être un photographe amateur, Kea maîtrise parfaitement tout son matériel photographique. Du Nikon D70, aux Polaroïds, en passant par le Hasselbad, le Kiev88, le Holga ou le Lomo LCA, Kea s’amuse et créé de fantastiques photographies au goût de souvenirs. On y sent la fraîcheur de l’herbe et le vent qui claque dans les oreilles. C’est sans fin et j’aime ça.

Et sinon, à part photographier ses enfants, Kea, il fait quoi ? Et bien il en fait des choses et il les fait bien ! De la photographie de la pochette du dernier album d’Anaïs, aux reportages couvrant les manifestations pour venir en aide aux sans-papiers jusqu’aux photographies de concert (il couvre régulièrement les Solidays), Kea ne semble jamais s’arrêter. Et dès qu’il a un petit moment, Kea continue de capter de doux instants dans ses jolies boîtes… pour notre plus grand plaisir.

Et pour finir, voici deux autoportraits du photographe. Parce que je crois que si j’avais 6 ans, je vous aurais dit : « Quand je serai grande, je veux me marier avec un Kea ».

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Discussion

  1. whaou… géant !

    Gilles A | 3 février, 2010 | 18 h 27 min

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